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Les auteurs classiques de Science Fiction

 
LES EXTRATERRESTRES

 

 


Les extraterrestres existent-ils ? Ca ne fait pas de doute pour les auteurs de Science Fiction. Non, la vrai question à se poser est la suivante :

Les extraterrestres sont-ils gentils "petits hommes verts" pacifiques ou bien des envahisseurs sanguinaires ?

Les réponses à cette question font l'objet de certains des livres les plus passionnés que la SF ait produit avec parfois des inversements de rôle, les hommes endossant eux-mêmes le costume d'envahisseurs, ce qui permet par exemple à Ray Bradbury dans "Chroniques Martiennes" de critiquer une société humaine jugée prédatrice par nature, autre thème récurrent de la SF.

   

 

 

 


 

Les grands ouvrages sur les Extraterrestres


Le Pêcheur
de Clifford D. Simak

Finalement les fusées étaient trop lentes. Mieux valait confier l'exploration spatiale à des hommes aux pouvoirs télékinésiques prononcés. Leurs facultés psi leur permettaient, sans se déplacer, de projeter leur esprit jusqu'aux étoiles. Leur centre, surnommé l'Hameçon, commercialisait ensuite les idées et les techniques que les explorateurs avaient rapportées des planètes lointaines. Lorsque Shepherd Blaine ramène une entité extraterrestre qui a pénétré dans son esprit, il sait que l'Hameçon, ne prendra pas de risques : dans ce cas-là, on supprime l'explorateur. Il doit fuir. Mais, hors de l'Hameçon, les hommes doués de facultés psi sont massacrés par la foule qui a peur d'eux. Blaine est donc perdu. Toutefois, il n'est plus seul désormais, une entité aux pouvoirs inconnus l'habite...

 


Au carrefour des étoiles
de Clifford D. Simak

Etrange demeure que cette ferme Wallace, qui se dresse sur une falaise escarpée du Wisconsin. Une ferme aux fenêtres aveugles, vieille de plusieurs siècles et cependant intacte, comme si le temps n'avait nulle emprise sur elle. Enoch Wallace, son propriétaire, vit là, de toute éternité semble-t-il. Or, c'est par cette maison - cette station - que transitent les voyageurs de l'Espace : les Thubains, masses globuleuses et bavardes, les Lumineux de Véga XXI, rayonnant d'ondes heureuses, d'autres encore... Depuis bientôt deux ans, Claude Lewis - agent des Renseignements déguisé en ramasseur de gingseng - enquête et tourne autour de la ferme...

 


Chroniques martiennes
de Ray Bradbury, Jacques Chambon (Traduction), Henri Robillot (Traduction)

« "J'ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p'pa ? Tu avais promis.
- Les voilà", dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas.
Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner.
Les Martiens étaient là - dans le canal - réfléchis dans l'eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman.
Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l'eau...»

 

 


La guerre des mondes
de H-G Wells, Norman Spinrad (Préface), Henry-D Davray (Traduction)

« Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains. »

La guerre des mondes s'est hissé depuis longtemps au rang de ces œuvres exceptionnellement rares, écrites par des hommes dont on n'a même plus besoin de rappeler le nom - L'Iliade, L'Odyssée, les Évangiles -, qui ont transcendé leur origine littéraire pour devenir des mythes fondateurs, des histoires archétypales de notre inconscient collectif, tout aussi publiques que n'importe quel fait historique, et légitimement adaptées dans d'innombrables versions au gré des peurs et de l'esprit du temps.